Capsule urbanisme: L'acceptabilité sociale

Première capsule urbanisme rédigée par des membres du comité d'urbanisme pour ouvrir une conversation sur divers en enjeux pertinents au Vieux-Hull. Il s'agit de pistes de réflexion et non d'une position officielle de l'ARIH.

Février 2016

De nos jours, les compagnies  ou organisations se doivent de considérer l’acceptabilité sociale d’un projet dans leur stratégie de développement et d’implantation de ce projet auprès d’une communauté. Le seul fait de faire miroiter la carte des bénéfices économiques ne suffisent plus  à valider le projet auprès d’une population. La démonstration des bénéfices économiques  n’est pas toujours facile de compréhension pour certains citoyens en plus de ne pas nécessairement les rejoindre  dans  leur quotidien. Cette acceptabilité  se doit de rencontrer  les attentes environnementales,  économiques, communautaires  de la collectivité. Le citoyen tout comme les organisations se posent ainsi la question : Qu’en est-il pour moi ?

Il en est de même pour un  projet domicilier. Et cela est parfaitement normal. Comment ne pas s’interroger et se voir bousculer  lorsqu’un promoteur désire implanter un projet majeur dans une  communauté  qui jouissaient depuis plusieurs années d’une certaine stabilité sociale et humaine.

Certes nul n’est contre le progrès et le développement socio-économique de sa ville. Mais cela se doit d’être fait à l’intérieur de balises que les différents paliers gouvernementaux suggèrent. Le Québec, de par  le Ministère des affaires municipale et Occupation du territoire[1], trace assez bien les grandes lignes que les municipalités et les promoteurs doivent considérer lors de l’évaluation  et de la création d’un nouveau projet :
  • Le projet démontre-t-il sa pertinence et son apport réel au patrimoine collectif et à la vitalité de la municipalité?
  • Le projet repose-t-il sur une connaissance du milieu, de son histoire, de son patrimoine et de son architecture, de sa vie communautaire, de ses dimensions culturelles ou économiques et, surtout, de sa dimension humaine?
  • L’élaboration et l’analyse du projet sont-elles crédibles et rigoureuses? Tiennent-elles compte de la complexité et de la diversité des répercussions du projet sur le milieu ou son patrimoine?
Ceci laisse matières à réflexion pour certains projets proposés dans l’Île de Hull.




[1]  : La prise de décision en urbanisme -Acteurs et processus - Mécanismes de consultation publique en matière d'aménagement du territoire et d'urbanisme